Dans la plupart des pays où existe une aviation de loisir, il est possible de construire des avions et des ULM en "amateur", c'est-à-dire sans être un professionnel. Il existe plusieurs solutions pour construire une machine volante : en kit, sur plans ou selon sa propre conception.
En France, on peut construire des ULM ou des avions. Les avions sont soumis à un contrôle de l'administration au cours du chantier.
La construction amateur d'avions légers est une activité extrêmement enrichissante, car elle permet d'acquérir des compétences dans différents domaines : menuiserie, tolerie, composite, assemblages mécaniques, soudure, électricité, entoilage, peinture, adaptation moteur et hélice, expérimentation et essais en vol, etc.
En France, une Fédération regroupe les constructeurs amateurs d'avions et d'ULM : le Réseau du Sport de l'Air (RSA).
L'appareil monoplace bois et toile appelé MB02 "Souricette" a été conçu au début des années 90 par un ingénieur français, Michel Barry. Il s'agit d'une avionnette monoplace bois et toile, économique et légère, équipée d'un moteur de petite puissance.
prototype de la Souricette de Michel Barry
La Souricette mesure 9 m d'envergure, 7 m de long et pèse environ 130 kg à vide (sans pilote ni carburant). Elle vole à 90-100 km/h en croisière, et se pose à 60 km/h. Elle peut voler pendant 3 à 4 heures, selon le moteur installé et la capacité du réservoir. On peut la démonter pour la transporter sur une remorque, comme un planeur. C'est un appareil conçu plutôt pour la balade par beau temps que pour les longs raids.
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Anne Lavrand a commencé la construction de sa Souricette n° 192 en 2001, à titre privé.
Au début de l’aviation, les technologies et les matériaux utilisés pour fabriquer des avions étaient directement issus de la marine. On construisait des avions en bois, légers, faciles à fabriquer à l’unité et simples à réparer. A l’époque, les colles n’étaient pas performantes, aussi les méthodes d’assemblage faisaient appel à des techniques d’ébénisterie. Rapidement, après la première guerre mondiale, le métal a pris le pas sur le bois, essentiellement pour des questions de fabrication en grandes séries. Mais le bois a toujours été considéré comme un des matériaux de base dans la construction aéronautique. Il existe encore aujourd’hui des entreprises qui produisent en série des avions légers neufs en bois et toile. Ces machines sont connues dans le monde entier pour leur robustesse, leur légèreté et leur fiabilité.
La construction d’un avion en bois et toile est très similaire à celle d’un modèle réduit d’avion en balsa. Les ailes sont formées d’un longeron principal sur lequel viennent se positionner des nervures, le plus souvent en baguettes de bois, parfois en mousse (type styrofoam, klégécel, polystèrene expansé) recouverte de tissu de verre unidirectionnel enduit de résine, comme c’est le cas pour la "Souricette". Le fuselage est fabriqué à base de baguettes collées sur du contreplaqué découpé à la forme indiquée sur les plans. L’ensemble est entoilé avec un tissu Dacron très résistant (de 1.000 à 2.000 kg/m linéaire), qui est ensuite recouvert de plusieurs couches d’enduit de tension et de peinture.
1.500 heures ont été nécessaires pour mener à bien ce chantier. On compte généralement 1/3 du temps pour la partie structure (menuiserie, tolerie ou composite, selon l'appareil), 1/3 pour l’entoilage, les commandes et l’aménagement intérieur de l’appareil, et 1/3 pour l’installation du groupe motopropulseur et les finitions.
Les dépenses engagées pour mener à bien la construction de la Souricette n° 192 se sont élevées à environ 9.500 € (bilan à mi-juillet 2003). Tous les composants étaient neufs, y compris le moteur. Les heures passées à fabriquer l'appareil ne sont bien entendu pas chiffrées, car c'est une construction amateur à titre privé.
L'appareil, immatriculé F-WMDJ, a volé pour la première fois en août 2003. Les essais se sont déroulés à partir de l'aérodrome de Gap-Tallard.
Il était à l'époque équipé d'un moteur thermique JPX D320, qui développait 18 cv au niveau de la mer. A 900 m d'altitude, là où les essais se déroulaient, ce moteur perdait déjà 2 cv. De plus, il n'a cessé d'avoir des problèmes de réglage, et de s'arrêter brutalement de fonctionner. En juillet 2004, après la 5ème panne en vol, Anne a décidé de changer de moteur.
Trouver un moteur thermique de 25 cv performant et surtout fiable n'a pas été simple. Début 2005, après beaucoup de recherches et quelques essais infructueux, Anne a démonté la machine en attendant de trouver une motorisation qui lui convienne.
MB02 Souricette n°192 immatriculée F-WMDJ
Deux ans plus tard, début 2007, Anne et son équipe d'ingénieurs d'ACV Aéro Service ont commencé à envisager de monter un moteur électrique sur la Souricette. Les moteurs de 20 - 25 cv existaient, les batteries commençaient à devenir performantes. Il fallait développer une électronique de puissance adaptée et une hélice spécifique. Le projet ELECTRA était né...
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